Ganvie, cité lacustre

Au sud du Bénin, située sur le lac NOKOUE, son origine remonterait au 18ème siècle et mélange histoire et légende.

Ses habitants sont les toffinu « les gens sauvés par l’eau » ou encore « les hommes de l’eau ». Leurs ancêtres ont fui les guerres tribales et les razzias qui conduisaient à l’esclavage.

Grace à leur maîtrise des techniques de combat sur l’eau, ils seraient parvenus à se réfugier dans ces marécages. A moins qu’ils n’aient suivi l’oracle leur disant qu’aussi longtemps qu’ils vivraient sur terre, ils n’auraient pas la paix.

Depuis, les habitants de GANVIE ont appris à vivre sur le lac, à développer des zones de pâturage aquatique et à pêcher, et ils ont construit une cité avec maisons, écoles et lieux de culte.

Une seule ombre au tableau : la jacinthe d’eau originaire d’Amazonie qui prolifère depuis plus de 30 ans, appauvrit l’eau en oxygène et détériore l’écosystème.

Une ville, un lieu à part: Ouidah

 OUIDAH est une ville du sud du pays, connue pour son rôle dans la traite des esclaves. Le dernier bateau pour l’Amérique serait parti en 1860. La Porte du Non Retour sur le front de mer a été inaugurée en 1995 et commémore cette traite, avec en arrière le chemin des esclaves bordés de monuments. OUIDAH possède, aussi et entre autres, un musée d’histoire, une fondation (Zinsou) d’art contemporain, un temple des pythons…..

 

Dans la lagune de OUIDAH, les femmes récupèrent du sel, selon une technique ancestrale, à la saison sèche : elles entassent les terres imbibées de sel dans de vastes paniers, les lessivent puis font bouillir les saumures dans des bassines pour obtenir du sel après trois heures de cuisson. Travail pénible et harassant sous le soleil avec de faibles rendements mais qui apporte un complément de revenus 

De la place d’ABOMEY dans l’histoire du Bénin

Abomey est une commune du sud de Bénin, dans le département du Zou. Fondée au 17ème siècle, c’est l’ancienne capitale historique du royaume du Dahomey (Danhomé en langue Fon)

Les palais royaux d’Abomey sont le témoignage fragile mais exceptionnel de ce royaume disparu. Ils sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO.